La bibliothèque Vaugirard, un lieu à fréquenter sans modération

Les souvenirs de Monsieur D.

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Le rendez-vous est pris : Monsieur D. vient nous conter sa grande histoire avec la bibliothèque Vaugirard. Il nous parle de sa première visite dont il se souvient comme « si c’était hier » avec toute la fraîcheur du petit garçon qu’il a été il y a plus de soixante ans.

vocal 1 (8) :

Dans le hall : son premier souvenir c’est l’odeur du bois et l’odeur des livres. Sa découverte de Gédéon le canard et après la visite à la bibliothèque le tour de manège au square Saint-Lambert.

vocal 2 (9) :

La salle de lecture jeunesse n’existait pas, on entrait directement à droite dans la grande salle de lecture avec un petit coin pour les documents jeunesse : l »espace était restreint.

vocal 3 (10) :

Il parle des héroïnes pour les filles Lili et Mireille, albums que lisait sa grande sœur. Lili était une gamine catastrophe – personnage à qui il n’arrivait que des mésaventures. Et ce n’est que plus tard que ses petites cousines découvriront le Club des Cinq.

En savoir plus sur Benjamin Rabier

Gédéon est un bon garçon

Gédéon roi de Matapa

Tous les albums de Benjamin Rabier sur le site Gallica.

vocal 4 (11) :

Il fait ses premiers pas au square de Vaugirard avec son frère plus vieux de dix-huit mois. Sa mère les emmène très souvent à la bibliothèque. C’est là qu’il a appris à lire avec un livre : une sorte d’imagier avec des scénettes.

vocal 5 (12) :

A son entrée au cours préparatoire il sait lire et écrire et il est regardé par toute la classe comme E.T. l’extra-terrestre, Il lui faudra attendre d’avoir onze ou douze ans pour venir seul à la bibliothèque. Et là il lit tout Malraux, Sartre, Camus…

Après la bibliothèque il va découvrir le cinéma de la rue Lecourbe, là où se trouve l’actuel magasin Casino. Il lit des livres sous sa couverture, il va au ciné-club « chez les curés » et y découvre de très bons films comme Riz amer !.

vocal 6 (13) :

Il apprécie le choix de livres de la bibliothèque et vient de découvrir qu’on peut emprunter les revues et il est ravi. Désormais il lit les quotidiens sur son ordinateur : mais il ne s’est pas encore mis à la liseuse et la tablette. Il y a une quinzaine d’années il empruntait des textes audio pour sa maman, devenue aveugle à la fin de sa vie. Il nous fait part des émissions radio écoutées durant les années soixante :

Le maître des mystères

Tous les mardis soir, de 1957 à 1965, des milliers d’auditeurs écoutaient avec passion Les maîtres du mystère, un programme de théâtre policier.

La famille Duraton

cette émission, nous l’écoutions en famille sans jamais rater un épisode. Que de bons souvenirs !

ça va bouillir

Les aventures de ZAPPY MAX, le célèbre présentateur de Radio Luxembourg dans les années ’50 et ’60.  Il a joué dans plusieurs films et présenté des émissions très populaires comme : « Quitte ou Double », « Le Crochet Radiophonique » et surtout « Ca Va Bouillir », qui fut repris en BD par Maurice TILLIEUX dans le journal Pilote, dès le premier numéro en 1959.

Les enquêtes de l’inspecteur Vitos

vocal 7 (14) :

Il décrit l’immeuble dans lequel il habitait (avec les rats…). Il montre ses photos d’époque. Son quartier était très populaire avec des marchands des quatre saisons. Une marchande habitait son immeuble et partait tous les matins avec son fardier : elle fut la première personne de l’immeuble à avoir un frigidaire.

Il revient à la bibliothèque dans les années soixante-dix et fait découvrir la bibliothèque à ses quatre nièces le mercredi après-midi. Elles découvrent aussi le manège et le Guignol du square Saint-Lambert. Il décrit tous les cinémas du quartier où il allait régulièrement. Il n’en reste que deux actuellement. Et son émotion est grande quand il nous explique comment sa mère a pu avoir – enfin – le téléphone.

Carte interactive des cinémas disparus

Album photos des cinémas disparus

Album photos de Monsieur D.

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