L'Agenda/Le cabinet de lecture

Franz, roman

Jeudi 10 avril 2014 à 19h à la bibliothèque Vaugirard

Rencontre avec Jacques Raimon auteur de Franz, son premier roman, paru aux Editions BoD en mai 2014

Lecture et mise en voix par Sylvie Kersen et Gabriel Ohayon

Dans le cadre du centenaire de la Grande Guerre

     Pourquoi Franz ?

     Pourquoi l’écrivain écrit-il ?

    Marina Tsvetaeva, un des plus grands poètes russes du XX° siècle, peut-être le plus grand, affirme dans son essai Pouchkine et Pougatchev : « Pouchkine écrit pour comprendre. Pour comprendre jusqu’au bout. »

     C’est une explication qu’on peut soutenir à propos de tout romancier passionné par la matière de son récit : il écrit pour comprendre. Pour comprendre jusqu’au bout. 

   À la volonté de comprendre jusqu’au bout, j’ajouterai deux raisons qui vont d’elles-mêmes ou, plutôt, qui devraient aller d’elles-mêmes : la passion de l’écriture et la passion de l’auteur pour ses personnages. J’ajouterai aussi ma conviction personnelle qu’une chose n’est jamais vraiment dite tant qu’elle n’est pas écrite.

     Il y a encore cette réflexion du philosophe Jean-Louis Chrétien : « Seul ce qui laisse sans voix mérite d’être dit. »

     Or, une histoire me laissait sans voix, l’histoire d’un de mes grands-oncles maternels, prisonnier en Allemagne de 1915 à 1918, une histoire que je connais depuis l’âge de quatre ans, dont je n’ai jamais su que le début et la fin. Mais ce début et cette fin m’émouvaient beaucoup, au-delà des mots que j’avais à ma disposition. Il me restait à écrire l’entre-deux – à l’imaginer, à le raconter, à le faire revivre. C’est à quoi je me suis appliqué. Mais je ne devrais pas dire je, je devrais dire nous. Parce que ce sont mes personnages qui m’ont conduit, des personnages que j’ai moins pénétrés qu’ils ne m’ont habité, que j’ai moins cherchés qu’ils ne m’ont trouvé.    

Jacques Raimon

Texte intégral de la présentation de l’ouvrage par l’auteur : ICI

Quatrième de couverture :

Des soldats français de la Grande Guerre, blessés et faits prisonniers, sont soignés avec des soldats allemands dans un hôpital de la Forêt-Noire. Comme pour tenir tête à la mort, un chirurgien, Sander, et une jeune infirmière, Thilde, s’éprennent l’un de l’autre.

Les sombres baraques d’un camp isolé en altitude regroupent les prisonniers remis sur pied.

La plupart sont bûcherons, quelques-uns travaillent au village.

François devient le jardinier de la châtelaine, Cornelia von Böhm, veuve d’un officier tombé sur la Marne ; ils se côtoient, font connaissance…

Beauté des montagnes, violence des intempéries, rudesse des labeurs, exaltation des sentiments.

Franz se termine à Paris, en juin 1940, au moment où les troupes allemandes entrent dans la ville.

Un récit fort, dense, au service de personnages attachants, riche de vies diverses, où l’amour traverse l’Histoire.

Jacques Raimon, ancien journaliste, est né à Paris en 1948. Franz est son premier roman (paru aux Editions BoD en mai 2014).

 

Avec l’aimable autorisation de l’auteur voici quelques extraits :

EXTRAIT 1     EXTRAIT 2     EXTRAIT 3     EXTRAIT 4   

EXTRAIT 5     EXTRAIT 6     EXTRAIT 7     EXTRAIT 8    

EXTRAIT 9

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