La bibliothèque Vaugirard, un lieu à fréquenter sans modération

Chemins d’Histoire : rencontres contées pour tous

Publicités

Samedi 5 avril 2014 à 11h (salle du Conseil – mairie du 15e)

Dans le cadre du Centenaire 1914-1918

Alain Bellet, écrivain et historien, nous raconte des histoires vivantes pour aimer l’Histoire…

Le 28 juin 1914 à Sarajevo, un nationaliste serbe assassine l’archiduc François-Ferdinand, héritier de l’empire austro-hongrois. Par le jeu des alliances des grandes pays d’Europe, l’événement va être le déclencheur de la Première Guerre mondiale. Le 31 juillet, rue du Croissant dans le quartier de la presse parisienne, le député pacifiste et socialiste Jean Jaurès, fondateur du journal l’Humanité, est assassiné. Aucun obstacle ne résiste alors à la vague des va-t-en-guerre. Dès le lendemain, le gouvernement français décrète la mobilisation générale. Le 3 août, l’Allemagne déclare la guerre à la France. Les hommes se pressent pour répondre à l’appel de la mobilisation générale !

Le gouvernement et l’ensemble des partis politiques rêvent de se venger des Prussiens et de récupérer l’Alsace et la Lorraine annexées par l’Empire Allemand après la défaite de 1870. La ville est en liesse et les hommes rêvent d’en découdre, se pressant pour partir en pantalon garance avec un équipement militaire dérisoire dans la cour de la Gare de l’Est.

À pas de géant, les troupes à casques à pointe passent la frontière et envahissent le nord et l’est du pays, faisant reculer les premières colonnes commandées par le général Joffre. Les défaites s’enchaînent et les hommes politiques décrètent l’Union Sacrée et installent le gouvernement à Bordeaux, à l’abri des bombardements et des risques probables d’envahissement de la capitale. Tous les hommes pouvant se battre sont appelés au feu et le général Gallieni organise la défense de Paris. Il réquisitionne les taxis, les camions, les ambulances pour transporter une armée complète vers le front. Début septembre, la bataille de la Marne rétablit le rapport des forces.

À l’automne, le front s’étend du nord de la Suisse à la mer du Nord. Quand le gouvernement rassuré revient siéger à Paris, les soldats des deux camps s’enfoncent dans la terre. Face à face, la terrible guerre de tranchées commence.

Publicités