La criée

Les petits billets du Pôle Accueils Santé Précarité

Depuis plusieurs années la bibliothèque Vaugirard reçoit des membres du Pôle Accueils Santé Précarité de l’association Aurore. Accompagné par une animatrice, un groupe d’une huitaine de personnes se retrouve une fois par mois, le vendredi matin, dans notre grande salle de lecture.
Vanina, bibliothécaire, les aide à trouver les livres qu’ils souhaitent et fait aussi la promotion des premiers romans ou livres liés aux thématiques du moment.
Lors de leur dernière visite Gilles et Jean-Yves lui ont laissé deux petits billets sur leurs dernières lectures.

Sur la route de Jack Kerouac
Le roman autobiographique de Jack Kerouac, tapé directement à la machine en trois semaines, selon la légende, sur un rouleau de papier de 36,90 mètres de long, raconte son épopée, parfois inventée, d’autostoppeur traversant les Etats-Unis d’est en ouest pour rejoindre ses amis écrivains William Burroughs et Allen Ginsberg. On y passe sans transition de la pure poésie au comique le plus débridé, comme dans les meilleures pièces de Shakespeare.
Kerouac, qui se présente en homme libre, n’hésite cependant pas à demander à sa maman qui l’adore, des mandats pour financer sa nourriture pendant le voyage (glace et café principalement, sans parler des drogues et alcool).
Ecrit en 1951 mais publié en 1957 dans une version expurgée, le voilà enfin dans sa forme originale. J’ai quitté la route alors que Kerouac, fasciné par l’écrivain Neal Cassady, parcourait frénétiquement l’Amérique en voiture avec lui, donnant le tournis à son lecteur. Mais je reprendrai certainement plus tard ce manifeste de la Beat Generation (« beat » signifie en argot « cassé, pauvre, sans domicile »), véritable pied-de-nez à l’Amérique conformiste et bien-pensante des années 60.
 « Soudain, comme dans une vision, j’ai vu Dean, Ange de feu, frissonnant, effroyable, venir à moi tout palpitant sur la route, s’approcher comme un nuage, à une vitesse énorme, me poursuivre dans la plaine tel le Voyageur au suaire, et fondre sur moi. »
Gilles

Une tache d’encre d’Olivier Schefer
Le narrateur expose une blessure d’enfance, le divorce de ses parents, très jeune. Après la mort de sa mère, il retrouve un encrier. Il y parsème un voyage poétique, Venise, les Pyrénées, sa passion et une balade profonde dans les cinémas parisiens.
A lire en douceur .
Jean-Yves
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