Le cabinet de lecture/Les portraits

Mousseline la Sérieuse : le retour !

Madame Royale2.jpg
Par Alexandre Kucharskihttp://www.madame-royale.de/, Domaine public, Lien

Mousseline la Sérieuse : présentation !
Venise, 1850. La duchesse d’Angoulême, fille de Louis XVI et de Marie-Antoinette, entreprend, au couchant de sa vie, de raconter la singulière histoire qui est la sienne.
Née en 1778, la jeune princesse mène une enfance heureuse au château de Versailles. Mais le 14 juillet 1789, son univers bascule dans les ténèbres de la nuit révolutionnaire. Commence alors pour Marie-Thérèse Charlotte de France un parcours tragique. Son père, sa mère, sa tante sont décapités ; son dernier frère, Louis XVII, meurt peu après. Unique survivante du Temple, son avenir sera ponctué de deuils, d’exils et de trop éphémères bonheurs.
D’une plume délicate et poignante, Sylvie Yvert se glisse dans les pas de Madame Royale et donne voix à cette femme au destin hors du commun qui traversa les événements avec fierté et détermination. Une plongée dans cette histoire de France que nous croyons connaître.
 Interview de Sylvie Yvert par la librairie Mollat


A la bibliothèque Vaugirard tout le  monde n’avait pas lu Mousseline la Sérieuse !
Moi, par exemple, j’attendais tranquillement dans mon coin les retours des unes et des autres sur leurs lectures, déboussolée par tant de nouveautés. A sa lecture, j’ai été ébahie, soufflée par la sobriété, la finesse et l’élégance de l’écriture de Sylvie Yvert. Elle réussit superbement à se glisser dans les pas, le corps et le cœur de la duchesse d’Angoulême et donne vie et voix à cette femme au destin tragique mais qui traversa les événements avec fierté et détermination.
« Durant son procès, mon père avait confié à Malesherbes qu’il avait vu jusqu’où allait la méchanceté des hommes, et qu’il ne croyait pas qu’il s’en trouvait de semblable. J’ai éprouvé cela moi aussi et, au-dessus de l’orgueil qui ne peut être à mes yeux qu’une faiblesse, c’est dans mon âme que j’ai cherché un refuge, et mon âme est devenue plus forte que l’injustice des hommes. »
Chose étrange, après avoir fini le livre, le visage d’une autre femme m’est apparu, celui de Grace Elliott, découvert dans le film d’Eric Röhmer, L’Anglaise et le duc. Comme Sylvie Yvert après sa lecture de Mémoire, écrit par Marie-Thérèse-Charlotte de France sur la captivité des princes et princesses ses parents , Eric Röhmer a longtemps porté son personnage avant de se lancer dans l’écriture de son film, suite à la lecture du  Journal of my Life During the French Revolution de Grace Elliott.
Pour mémoire, nous avions eu le plaisir de recevoir Sylvie Yvert lors de la rencontre de quatre auteurs de premiers romans en mars 2016 à la bibliothèque.

Vous n’avez pas encore lu ce très beau texte ? Vous n’avez pas vu le film ?
Voici de multiples chemins de découvertes.
Autour de Marie-Thérèse-Charlotte de France :

Autour de Grace Elliott :

 

Magali
Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s