Le cabinet de lecture

#vendredilecture juin

Voici les #vendredilecture du mois de juin sélectionnés par l’équipe

A emprunter dans vos #bib2paris préférées

Mélodie de Vienne d’Ernst Lothar
Actuellement ce livre est présenté en librairie avec un bandeau accrocheur, « Le Downton Abbey de Vienne ». Pour celles et ceux qui ont aimé cette longue série télévisée britannique, c’est aussi un gage de qualité ! J’ai été envoûtée par la lecture de Mélodie de Vienne : une saga qui suit une famille viennoise de 1880 à 1940 où tour à tour sera décrit le basculement d’un monde, d’un empire, d’une société qui va éparpiller le destin des membres de la famille Alt dont la réputation s’était forgée comme fournisseur des pianos de la maison impériale.
«Ernst Lothar évoque avec tendresse et cruauté un monde qui se transforme dans une Vienne qu’il connaît sur le bout des ongles. Émouvant, pittoresque, impitoyable, son récit est porté par l’art des grands romanciers du XIXe siècle.» La libre Belgique
 «Les meilleurs romans historiques sont ceux dans lesquels l’impardonnable brutalité de l’Histoire se reflète dans les destins individuels.» Die Literarische Welt

 Magali
Je suis fait ainsi de Jack London
La correspondance de l’écrivain aventurier avec Joan et Becky, ses filles issues d’un premier mariage donne lieu à des échanges à la fois affectueux et étonnamment violents. Sans tenir compte de leur jeune âge, vivant loin d’elles et voyageant constamment, il se montre tour à tour sévère, exigeant, tendre, menaçant, impliqué dans leur éducation.
Ayant connu dès son plus jeune âge la misère (lire Martin Eden), Jack London apparaît comme un homme toujours dans l’urgence, épris de liberté, luttant contre la médiocrité, le manque d’argent et le besoin de reconnaissance tout en cherchant à maintenir le lien filial.
Inattendu, choquant et émouvant.
Nathalie
Sally Jones, de Jacob Wegelius
Sally Jones est une jeune gorille intelligente, loyale et attachante, qui a toujours vécu dans le monde des humains. Lorsque son maître et ami Henry Koskela est accusé de meurtre et emprisonné, Sally met tout en œuvre pour prouver son innocence. Elle se lance alors dans une longue et passionnante enquête qui va la faire voyager du Portugal jusqu’en Inde.
En général je ne suis pas une adepte des romans mettant en scène des animaux, mais là ça fonctionne très bien. C’est un gros pavé de 560 pages, donc plutôt pour de bons lecteurs à partir de 9 ans, mais les petits chapitres, les illustrations en noir et blanc, les personnages attachants et les multiples rebondissements en font un livre très original que l’on a du mal à lâcher, que l’on soit un enfant ou un adulte !
Cécilia
Comment faire l’amour avec un nègre sans se fatiguer de Dany Laferrière
« Sur son sein blanc. Je suis son enfant. Un gosse méfiant, si dur parfois. Son gosse nègre. Elle me passe la main doucement sur le front. Moments heureux, doux, fragiles. Je ne suis pas que Nègre. Elle n’est pas que Blanche. »
Ce livre qui n’est pas une nouveauté puisque c’est le premier roman de l’académicien Dany Laferrière, mais un « réassort » de la bibliothèque Vaugirard, a fait réagir à sa publication en 1985, il à la fois les féministes, les puritains et même l’édition américaine changea son titre. Succès retentissant dans le monde entier, ce roman est devenu un classique de la littérature québécoise. Constitué d’une succession de brefs chapitres proposant chacun une petite scène, dont le titre est tout un programme… et dont l’écriture a été souvent comparée à celle de Bukowski, Miller ou Hemingway. Chères lectrices, chers lecteurs, vous voilà prévenu.es !
En empruntant ce livre vous pourrez aussi emprunter le numéro 95 (février 2016) de la très bonne revue Transfuge et retrouver le grand entretien avec Dany Laferrière.
Magali

 

Récital Mahmoud Darwich : Odéon-Théâtre de l’Europe, le 7 octobre 2007 / Livre audio
M. Darwich offre une lecture en arabe d’extraits de sa poésie. Didier Sandre en fait entendre les versions françaises. Les 2 voix se répondent avec naturel et fluidité, et les frères Joubran assurent avec une grande subtilité les interludes improvisés sur le luth. La magie opère car la poésie était avant tout musique pour Mahmoud Darwich.
“Je cherche depuis dix ans le mot juste pour décrire la fleur de l’amandier au printemps. La beauté de la Palestine dit combien l’occupant reste étranger à la nature. Et peut-être que ce que le poète peut donner de plus fort à la résistance palestinienne c’est de trouver le mot pour dire la fleur de l’amandier. “
Les livres audio (romans, théâtre, poésie) sont empruntables gratuitement.
Fabienne

 

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