Le cabinet de lecture

#vendredilecture – août 2018

Voici les #vendredilecture du mois d’août sélectionnés par l’équipe

A emprunter dans vos #bib2paris préférées

Le marin de Gilbraltar de Marguerite Duras
Pourquoi lire ou relire «Le Marin de Gibraltar»? Pour larguer les amarres une dernière fois avant la grande rentrée de septembre !
Un homme qui veut changer sa vie s’engage sur un bateau. Sur ce bateau il y a une femme qui court le monde à la recherche du marin de Gibraltar qu’elle a aimé et qui a disparu. L’amour naît entre l’homme qui veut changer sa vie et la femme qui cherche le marin de Gibraltar. Ensemble, ils vont rechercher avec scrupule ce marin disparu. S’ils le trouvent ce sera la fin de leur amour. Étrange contradiction.
De Sète à Tanger, de Tanger à Abidjan, et d’Abidjan à Léopoldville, leur recherche se poursuit.

Magali
Entre mes deux rives de Jacques Ferrandez
Ce récit graphique en forme d’autoportrait du dessinateur de BD Jacques Ferrandez est un vibrant hommage à l’Algérie où il est né, à Albert Camus qu’il a par 3 fois adapté et dont la mère habitait en face du magasin de chaussures de ses grands-parents et à sa propre histoire familiale.
A travers des dessins inédits, des extraits de ses livres et des photos personnelles, il nous entraîne dans les coulisses de la création, nous dépeint son quotidien en France et lors de ses voyages mais surtout évoque les liens qui l’unissent à Camus avec une proximité fraternelle. Une lecture empreinte de délicatesse et de pudeur.

Nathalie
La beauté des jours de Claudie Gallay
Jeanne connait un bonheur tranquille entre un mari attentionné, deux filles étudiantes, une amie fidèle et son travail à la Poste. Grande admiratrice de l’artiste-performeuse Marina Abramović, elle lui écrit des lettres régulièrement. Alors autant vous le dire tout de suite, il ne se passe rien dans ce roman, ou vraiment pas grand-chose, si ce n’est le quotidien bien ordonné de Jeanne, son accomplissement serein et le pas de côté qu’elle s’autorise pour mieux goûter la beauté de l’instant.
Avec une grande justesse, Claudie Gallay nous parle des petits bonheurs de la vie, des frémissements du cœur et des joies de l’imprévu, ainsi que du pouvoir apaisant et de la force libératrice de l’art. Très belle lecture, lente et fulgurante à la fois, comme un instant suspendu.

Cécilia
Le Liseur du 6h27 de Jean-Paul Didierlaurent
Premier roman de Jean-Paul Didierlaurent et véritable phénomène dès sa sortie en librairie, Le Liseur du 6h27 est devenu un best-seller vendu et traduit dans 36 pays.
Pourquoi un tel engouement ? Parce que tout à chacun y trouvera une belle dose de générosité, de douceur et d’humanité si tenté qu’il veuille bien les recevoir. Mais attention, rien n’est niais dans ce petit roman : l’auteur utilise un style léger pour dire la profondeur des êtres dont il nous fait un portrait « en vérité ». Une belle galerie de personnages secondaires dont on se souvient longtemps après l’avoir lu.
Résumé succinct : Guylain Vignolles est ouvrier d’une usine de pilonnage de livres. Sous ses yeux chaque jour sont détruits des milliers de livres invendus. Passionné de littérature, il sauve quotidiennement quelques pages de la destruction. Le lendemain il les lit à haute voix aux passagers du RER de 6h27… On ne vous pas raconte la suite. Venez l’emprunter !
« Je m’en vais dans l’instant lever cette barrière,
Laisser tout doucement retomber ma colère.
Avancez ce camion, videz ce chargement.
Que vive le pilon encore un bon moment. »

Magali
Pierre Rabhi : l’enfant du désert de Pierre Rabhi, Claire Eggermont
La vie de Pierre Rabhi est un conte, et c’est ce qu’il nous raconte dans ce roman Jeunesse joliment illustré. Depuis sa naissance en 1938 dans le désert algérien, il semble avoir vécu 1000 vies : employé de banque, agriculteur, essayiste, conférencier qui milite sans relâches pour une agroécologie respectueuse de la nature et des hommes…
Fabienne
Le Coup de cœur Jeunesse de Cécilia !
Toi-même de Marion Duval
Adèle et Louison sont jumelles. Leurs parents viennent les chercher après leur cours de natation, mais aujourd’hui ils tardent un peu. Adèle reste sur le parking à les attendre tandis que Louison décide de rentrer à pied, histoire de voir qui va arriver la première. « EGOISTE ! lance Adèle. FROUSSARDE ! dit Louison. » Mais il suffit d’une légère inquiétude, l’arrivée d’une grosse averse, pour que le dialogue entre les deux sœurs reprenne à distance.
Marion Duval évoque les jeux d’enfants, la rivalité entre sœurs, la gémellité et l’émancipation, avec très peu de texte et de magnifiques illustrations en plan large jouant sur les couleurs et les perspectives. Un bel album poétique et un peu étrange, à découvrir à la bibliothèque.
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